Plusieurs jours passèrent et Lagardita se rétablit. Nulle épidémie ne vint frapper la petite famille fort heureusement. Peu à peu, les craintes d’Ambar s’apaisèrent, même si ses louveteaux trop remuants ne manquèrent pas de l’agacer quelque peu parfois.
« Non, Jade. Tu n’es pas autorisée à t’éloigner de la tanière. »
Le puma semblait avoir retenu la leçon : le couple n’en revit pas le bout de la queue ou du museau durant ces quelques jours de convalescence. Ambar avait à cœur de monter la garde : aucun prédateur ne mettrait la patte sur ses petits, aucun ! Aussi Andalucia le laissait-elle souvent seul avec les louveteaux pour aller se dégourdir les pattes jusqu’à la rivière ou marquer quelque territoire proche.
Une nuit, un bruit suspect titilla les oreilles du jeune loup qui se leva d’un bond. Il poussa un jappement pour avertir sa compagne, puis huma l’air avec attention. Il flaira l’odeur d’une meute ennemie. Tout son poil se hérissa sur son échine, ses crocs se dévoilèrent, un grondement menaçant s’échappa de sa gorge. Sa compagne se hâta de faire rentrer les petits avant de faire face à la menace.
Le couple fondit sur l’intrus qui avait eu le malheur de pénétrer sur leur territoire et d’approcher leur tanière de trop près. Ambar lui arracha quelques poils au passage avant de le laisser filer, tout droit vers le lointain.
« C’est ça ! Et ne reviens pas ! »
Ambar retourna auprès de ses petits qu’il renifla tour à tour : allaient-ils bien ? Avaient-ils été blessés par le gros méchant loup ennemi ? Non, ce dernier n’avait pas eu le temps de ne serait-ce que de les frôler. Les louveteaux se contentèrent de remuer leurs queues en inclinant le buste pour inviter leur père au jeu, complètement insouciants du danger passé.
Andalucia s’approcha de son compagnon pour lui mordiller l’oreille et attirer son attention. Tout le monde commençait à avoir faim, il était temps de partir à la chasse. Ambar acquiesça à sa demande et renvoya les petits à la tanière. Truffe au vent, les deux parents flairèrent alors une proie potentielle et remontèrent la piste d’une biche mulet.
Celle-ci était affaiblie et tenait à peine sur ses sabots. Elle s’était écartée de sa harde et ne pensa même pas à fuir les deux prédateurs qui s’approchaient d’elle. Le couple ne dédaigna pas ce gibier offert sur un plateau et se dépêcha d’abréger ses souffrances pour nourrir toute la famille.
L’estomac plein à craquer, la patte lourde de fatigue, les deux loups rentrèrent cahin-caha à leur tanière pour régurgiter une part de viande pour leurs petits. Les louveteaux buvaient de moins en moins de lait et dépendaient de plus en plus de la viande. Viendrait bientôt le temps où ils pourraient goûter à la viande solide d’une proie fraîchement tuée.
Ils étaient cependant encore si petits, si fragiles… Ambar avait du mal à imaginer qu’un jour ils seraient aussi grands et forts que lui. Qu’un jour… ils partiraient à leur tour fonder leur propre famille. Le jeune père espérait secrètement que ce jour arriverait le plus tard possible. Il aimait ses louveteaux et désirait les protéger de tous les dangers jusqu’à la fin de sa vie.
Andalucia se frotta à lui pour se réchauffer et quémander un peu d’affection. Ils se léchèrent mutuellement le museau, le front et les oreilles. Les louveteaux envahirent leurs pattes et leurs flancs par la même occasion. Le jeune couple en profita pour les gratifier d’un brin de toilette avant d’aller au lit. Pelotonnés les uns contre les autres, ils s’endormirent en soupirant de contentement.
Le lendemain, une tempête de neige les surprit en plein printemps. Les louveteaux jouaient non loin de la tanière, Ambar montait la garde comme toujours et Andalucia se prêtait aux jeux de ses enfants avec un plaisir non dissimulé.
Pour une fois, pas l’ombre d’un prédateur à l’horizon. Sans doute s’étaient-ils abrités de la tempête et ne viendraient-ils pas les enquiquiner ce jour-là. La montée soudaine du vent alerta le jeune père, toutes ses craintes ravivées ; de gros flocons tombaient en rafales en tapissant le sol d’un manteau givré. Il gelait à pierre fendre, il était grand temps de s’abriter pour eux aussi. Ambar encouragea ses louveteaux d’un bon coup de museau à rentrer dans la tanière avant de les suivre à la suite de sa compagne, en attendant patiemment la fin de la tempête.
Je suis un petit peu en retard, mais cette fois-ci, j’ai une bonne excuse 😀
J’accueille en effet un nouveau bébé depuis une bonne semaine et qui me prend beaucoup beaucoup de temps. Je suis une maman poule dans l’âme ❤ Je vous présente donc officiellement Mikazuki.
Bref, voyons donc ce que novembre a donné sinon !
Bilan de novembre 2022
Voici en détails les données chiffrées de ce mois de novembre :
Je comptabilise 918 mots dans l’écriture de Mallachta Duine ;
Je comptabilise 9.255 mots dans l’écriture du Rite de Passage du Clan du Marais ;
Je comptabilise 4.762 mots dans l’écriture du Renard Invisible.
Ce qui nous fait un total de 14.935 mots, tous projets confondus. Un très bon score pour ce mois de novembre, je suis assez satisfaite de moi-même pour le coup 🙂
Le si peu de mots sur Mallachta Duine est simplement dû au fait que la nouvelle est terminée et prête à être publiée dans le 3ème recueil des Imaginatis 😉 Je suis donc passée ensuite à la suite et fin de ma nouvelle inspirée du fangame Clan-Gen (lui-même basé sur l’univers de La Guerre des Clans), ce qui m’a permis de réinterpréter certains concepts propres à la saga, ou en tout cas de les esquisser.
Je suis ensuite repartie, comme vous le voyez, sur le Renard Invisible en compagnie d’Hermès et… j’ai enfin clôturé la partie interlude, ce qui va me permettre d’entamer enfin la partie 2, soit l’histoire d’Héron.
Rite de Passage (Clan du Marais)
Les concepts réinventés concernent l’aspect de guerrier, d’apprentissage et de mentorat. Dans l’idée ici, je me base davantage sur l’idée de communauté où tout le monde s’entraide et dont la société est chapeautée par un chef et son second (pour organiser les tâches et célébrer les différents rites de passage), plutôt que de clan véritablement guerrier. J’ai essayé autant que possible de me rapprocher du côté félin plutôt qu’humain également (déjà en ce qui concerne les remèdes pour telle et telle plaie, blessure, affection, etc.).
Dans ce récit, nous suivons donc la fin de l’apprentissage de Nymphe de Foudre, fils de Ruisseau des Collines (sa mère) et de Patte d’Hirondelle (son père). Il est l’apprenti de Brume d’Éclaboussure, le compagnon du chef en place, sauf que son apprentissage a été très perturbé. En effet, un conflit interne a éclaté entre Brume d’Éclaboussure et Étoile de Chouette (la cheffe) qui s’est étendu à tout le clan et ça a été le bordel absolu jusqu’à ce que Brume d’Éclaboussure se calme après bien des remous. Entretemps, Ruisseau des Collines a eu une nouvelle portée et a dû se consacrer entièrement à ses chatons nouveau-nés, c’est donc Patte d’Hirondelle qui s’est chargé de reprendre en main l’apprentissage délaissé de son fils. Nymphe de Foudre était donc très nerveux à l’idée de réussir son rite de passage à l’âge adulte à 12 lunes (ou mois si vous préférez), lui permettant d’accéder au rang de chasseur accompli. Pour cela, il doit réussir à passer une nuit et un jour seul dans la nature, puis affronter le guerrier le plus jeune du clan pour prouver à tout son clan qu’il est capable d’être autonome et d’assurer la survie de sa communauté, en étant un bon chasseur et un bon combattant.
Un petit guide des personnages principaux de cette nouvelle
Les sprites des chats sont entièrement issus du fangame Clan-Gen que vous pouvez retrouver ici.
Le Renard Invisible
J’avais hâte de terminer mes deux projets précédents pour me consacrer à nouveau au Renard que j’avais repris au mois d’octobre. L’objectif était de boucler au moins l’interlude avec Hermès et ses deux chapitres (Psychopompos et Paidapompos) tout en profitant du NaNoWrimo pour ce faire. C’est à présent chose faite, je vais enfin pouvoir démarrer sur l’histoire d’Héron et du vol des sandales ! Youpie !
Mine de rien, la « nouvelle » est devenu un gros bébé de presque 50.000 mots au total, ah ah. Je table sur 70 à 80.000 mots pour la fin de la partie 2, on verra bien !
Prévisions pour décembre
J’ai bien l’intention de continuer Le Renard Invisible durant ce mois de décembre, tout en me consacrant à une prochaine nouvelle pour le compte des Imaginatis. Je réfléchis encore au sujet, mais évoquer Thanatos (le pupille d’Hermès) et son « réveil » me tente plutôt pas mal dans l’idée 🙂 Je verrai bien !
C’est tout pour ce bilan, je vous dis à bientôt pour le bilan de décembre 😉
Je suis à l’heure, youpie ! J’espère que vous avez passé un joyeux Halloween hier soir, que vous avez jeté beaucoup de sorts et attrapé beaucoup de bonbons 🙂
De mon côté, ça se calme un peu niveau boulot, ce qui me libère pas mal et m’a permis de retrouver ma petite fibre créatrice.
Bilan d’octobre 2022
Voici donc en détails chiffrés ce qu’a donné ma reprise :
Je comptabilise 11.331 mots dans l’écriture de ma fanfiction La Guerre des Clans ;
Je comptabilise 1.180 mots dans l’écriture de ma nouvelle Mallachta duine ;
Je comptabilise 6.066 mots dans l’écriture du Renard Invisible ;
Je comptabilise 693 mots dans l’écriture d’une saynète Le Rite de Passage (univers LGDC adapté du jeu Clan-Gen).
Ce qui nous donne un total, tous projets confondus, de… 19.270 mots ! Pas mal du tout pour un mois d’octobre, je dois avouer !
Pour être honnête, c’est surtout la réécriture de Retour à l’état sauvage qui m’aura redonné un bon élan créatif ce mois-ci avec l’envie de passer à autre chose et surtout à l’un des projets que je chéris (surtout après m’être rendu compte que je n’étais plus très loin de la fin de la première partie, donc j’ai foncé dessus !)
Fanfiction Retour à l’état sauvage (La Guerre des Clans)
J’ai opéré un énorme retour en arrière tout en lisant la suite de la saga (j’en suis actuellement à la moitié du cycle 3) et en me disant que le cycle 1 (objet de cette réécriture) est vraiment unique par rapport aux autres parce qu’il n’apporte le point de vue que d’un seul chat, soit Nuage/Cœur de Feu tout au long du récit. Je me suis alors mise à réfléchir à une autre saga très populaire qui fonctionne aussi sur fond de guerre : Le Trône de Fer (ou Game of Thrones, pour être plus parlante).
La série du Trône de Fer est une série que j’aime beaucoup par ses enjeux politiques (j’aime les jeux de cour) tout autant que par le fait que nous suivons le destin de plusieurs personnages au fil de l’eau. La Guerre des Clans s’en rapproche à partir du cycle 2 (même si cela reste enfantin car Jeunesse), mais je trouvais dommage que ça ne soit pas le cas du cycle 1 parce que cela aurait permis de mettre en scène l’intrigue de manière beaucoup plus efficace, surtout celle centrée autour de Griffe de Tigre. En relisant, je me suis fait la réflexion que Nuage/Cœur de Feu s’était surtout basé sur des à-prioris et non sur des preuves tangibles pour accuser Griffe de Tigre (sauf vers la fin du cycle où il se dévoile évidemment) et je trouve que ça aurait pu être amené plus intelligemment.
Du coup, j’ai amorcé plusieurs changements :
Je cherche toujours le bon mot pour définir des chatons, même si je pense que je vais finir par garder le « Petit » de la VF tout en jouant sur les mots dans des cas spécifiques tels que « Petite Oreille » en semant le quiproquo volontairement.
J’ai ressuscité Cœur de Chêne (que j’aime beaucoup) pour qu’il ait un rôle à jouer envers Étoile Bleue, quitte à quitter son clan pour cela. Beaucoup le voient comme un coureur de jupons, un Don Juan, ce n’est pas mon sentiment après le Hors Série sur Étoile Bleue (il était prêt à tout quitter pour elle). Je compte bien baser quelques points de vue autour de lui 🙂
Je vais essayer d’adopter le point de vue d’au moins un chat par clan, parce qu’on se centre beaucoup trop sur le clan du Tonnerre et c’est vraiment dommage à mon sens. Pour l’instant, j’ai développé les points de vue de Cœur de Chêne, Patte Noire (un autre chouchou) et Étoile Filante. J’aimerais beaucoup avoir un point de vue sur Griffe de Tigre même, mais ce sera sans doute pour plus tard.
Je suis toujours dans l’optique de développer une relation fusionnelle entre Griffe de Tigre et Nuage de Feu qui volera par la suite en éclats lorsque le petit se rebellera contre les idéaux trop ambitieux de son mentor par intérim.
J’ai modifié le code du guerrier et les relations entre les clans : les guérisseurs s’entraident et passent dans le territoire de tous les clans en libre passage à la recherche de remèdes. Par exemple, Feuille Tachetée (nom retraduit de Petite Feuille) passe régulièrement chercher du miel à la ferme du clan de la Rivière. Les guérisseurs sont aussi des médiateurs politiques précieux et peuvent fonder une famille (il y a plus de chances que leurs chatons héritent de leurs dons par ce biais et deviennent à leur tour guérisseurs par la suite, comme ça a été le cas pour Feuille de Lune et Nuage de Geai au cours du cycle 3, par exemple). À côté de ça, les clans sont plus mobiles politiquement, moins rigides : quand il y a un problème entre deux clans, on n’attend pas sagement la nuit de l’Assemblée (1x/mois) pour balancer ses griefs : on réunit une délégation (le chef et deux guerriers en escorte ou le guérisseur) pour aller parler au chef adverse sans bataille. Si l’avertissement n’est pas suivi, il y a bataille/escarmouche par la suite.
Un autre détail que j’aimerais faire, c’est avoir un passage du temps plus fluide et le réel sentiment que les chatons de 6 mois grandissent à 12 mois pour être sacrés guerriers, mais qu’ils aient aussi toujours un lien privilégié avec leurs parents quand ils en ont. Cela me paraît fondamental 🙂
Il y a encore beaucoup de travail de réflexion (surtout que je pars complètement en freestyle sur les chapitres maintenant, tout en respectant globalement le fil rouge du récit avec quelques modifications), mais c’est assez plaisant de se dégager de l’œuvre originale finalement.
Mallachta duine
Pas beaucoup de mots écrits sur cette nouvelle pour une raison simple : je l’ai terminée *rires*. Je suis actuellement en phase de réécriture/correction. Je dois notamment ajouter un passage pour clarifier le côté « perte sensorielle », même s’il me semble que l’état de mort l’était assez, mais apparemment non ^.^ Il faut également que je coupe à la hache de grosses lourdeurs et que je simplifie la narration (Obéron n’étant pas Dragomir, même s’ils sont très proches d’un certain côté, ils sont aussi diamétralement opposés, et ça, j’ai tendance à l’oublier).
Je devrais m’y mettre aujourd’hui et jusqu’à la fin de la semaine, si tout va bien, donc vous devriez à nouveau entendre parler de la nouvelle d’ici le prochain bilan.
Le Renard Invisible
Croyez-le ou non, mais je n’avais plus repris ce roman depuis… février 2022 ! J’en ai été la première surprise ! Par curiosité, je l’ai rouvert et j’ai parcouru en entier toute la partie du point de vue d’Hermès que j’avais bien entamée et qui était… presque terminée en fait. J’ai ouvert grand mes yeux comme des soucoupes en me disant : « Mais ! Pourquoi je l’ai pas encore fini, ce truc ?! » *rires*
J’ai donc repris l’écriture de mon petit roman (que je ne peux plus qualifier de nouvelle au vu de sa taille !) et j’ai pratiquement fini la partie Psychopompos, même si je l’avoue, je m’attarde beaucoup sur le couple d’Hadès et de Perséphone aux Enfers parce que… c’est mon couple préféré de la mythologie ^.^ J’en ai aussi profité pour introduire tout doucement le personnage de Makaria et de Thanatos. Et je pense que l’arc Nyssa/Hermès se conclura définitivement par un Orphée et Eurydice vainqueur, mais je me garde ça pour plus tard.
Après Psychopompos, il me faudra écrire la partie Paidapompos qui racontera le passage où Hermès revient enfin auprès de son fils pour le tirer des griffes de l’assassin de sa mère et le conduire auprès de Chiron, ce qui me permettra enfin d’amorcer la seconde partie du récit : celle centrée sur Héron. Sa vie avec Chiron, ses progrès, son amitié naissante avec Zacharias, etc. Tout un programme !
Le Rite de Passage (fanfiction LGDC)& Clan-Gen
J’entends déjà votre question sur le fait que « Mais pourquoi elle n’a pas rassemblé ces deux parties sous la bannière LGDC comme elle le fait d’habitude ? » et je vais vous répondre très simplement en vous disant qu’il s’agit effectivement d’une fiction basée sur l’univers de LGDC, en effet, mais librement adaptée surtout du jeu Clan-Gen. Cette fiction-là me permet de m’affranchir complètement de l’univers pour repartir complètement à ma sauce, en y mettant ce que je veux en background.
Pour la petite histoire sur Clan-Gen, il s’agit d’un petit jeu PC gratuit (en cours de développement toujours) sorti courant juillet/août 2022 basé sur l’univers LGDC. Le but est tout d’abord de créer votre propre clan et de sélectionner plusieurs chats aléatoires pour avoir votre premier chef, votre premier lieutenant, votre premier guérisseur, vos premiers guerriers, apprentis, chatons ou anciens, puis de faire évoluer votre clan dans le temps avec le passage des années, en espérant qu’il ne finisse pas par se détruire par manque de naissances. Dans les faits, il est très difficile de ne pas avoir de clan qui finit par devenir surpeuplé *rires* même si vous pouvez tuer des chats vous-mêmes en cas de besoin, créer vos propres complots, etc. Le passage du temps vous permet de générer des événements aléatoires (naissance de chatons, mise en couple, rupture de couple, morts, blessures, événements relationnels,…) pour pimenter un peu plus le jeu. Bref, c’est tout simple et assez prenant à la fois.
Voici comment se présente le jeu en quelques images :
L’écran du camp (le décor change en fonction du lieu de vie, ici par défaut la forêt).
La liste de vos chats vivants avec écran de recherche (oui, y en a pas mal !)
La liste de tous vos chats morts (vieillesse, maladie, assassinat,…)
Le fameux écran des events aléatoires avec passage du temps (1 lune = 1 mois)
Et l’écran des patrouilles avec apparition aléatoire sur 2 colonnes des chats disponibles
Si vous accédez au Discord (anglophone), vous aurez également la possibilité de télécharger la version Dev qui apporte déjà beaucoup de modifications par rapport à la version actuellement proposée (celle du 10 août) et qui devrait bientôt être adaptée en version officielle. N’hésitez pas à tester si le cœur vous en dit 🙂
Pour en revenir à nos écrits, j’ai commencé à dresser une liste de mes chats (avant que la recherche n’apparaisse) pour garder en vue qui était qui par rapport à qui notamment et noter les avancées du temps (les différents events, les pensées/actions des chats sur leur propre fiche et événements de patrouille) et… tout récemment, comme il n’y avait rien de bien croustillant, je me suis mise à romancer ma chronique.
Mon clan le plus important est le clan du Marais qui vit dans les marécages. Il est dirigé par Owlstar/Étoile de Chouette qui ressemble beaucoup physiquement au Griffe de Tigre des romans et a notamment dans son palmarès le meurtre d’un chat de son propre clan à son actif. Il ne s’agissait cependant que d’un coup de sang malheureux qu’elle (c’est une femelle ! ^^) regretta par la suite. Après beaucoup d’efforts, elle s’efforça de devenir une guerrière modèle pour son clan afin de faire oublier cet incident malheureux, tant et si bien que le chef de l’époque, Longstar/Étoile Longue, la prit comme lieutenant après le décès du dernier en date des suites d’une attaque. Saule de Chouette en demeura gueule bée et fit honneur à la confiance de son chef. Étoile Longue entama sa dernière vie en mourant de vieillesse à un âge avancé, laissant alors sa lieutenante prendre le nom d’Étoile de Chouette après qu’elle ait été honorée par ses ancêtres. Le clan prospéra sous son règne, dans une ère de paix et de gibier abondant, réussissant à grossir de plus en plus jusqu’à prendre l’ascendant sur la forêt.
Dans ce contexte naît un petit chaton, Petite Foudre (Lightningkit) qui se trouve être le dernier survivant des portées sur les dix dernières lunes. Il n’a donc pas de copain avec qui jouer et finit par développer une relation fusionnelle avec son père, Patte d’Hirondelle (Swallowleg), qui avait de la peine que son chaton soit seul. Sa mère, Ruisseau des Collines (Hillstream) lui dispensa moins d’affection de par sa réserve naturelle, mais ne l’en aimait pas moins, le protégeant farouchement de tout autre membre du clan. À six lunes, Petite Foudre reçut son nom d’apprenti, Nymphe de Foudre (Lightningpaw) et fit connaissance avec son nouveau mentor, Brume d’Éclaboussure (Splashhaze), le propre compagnon de la meneuse. Malheureusement, le couple meneur battit de l’aile au moment où le clan accueillit des chats errants dans ses rangs. Étoile de Chouette était d’avis que le clan avait besoin de sang neuf, Brume d’Éclaboussure que ces chats n’avaient pas l’étoffe de guerriers, qu’il y en avait déjà bien assez dans le clan et qu’ils devenaient la risée des clans rivaux de la forêt. Le clan du Marais se divisa donc en deux et une guerre intestine prit cours. Étoile de Chouette attaqua son propre compagnon et mit fin à la rixe en le clouant au sol, faisant valoir ses droits de chef. Elle refusa cependant de le tuer ou de le bannir par amour pour lui et regrets de ses fautes passées. Elle ordonna que Brume d’Éclaboussure soit tenu à l’écart de ses tâches de guerrier et réapprenne ce que c’était que de faire partie d’un clan.
Cela prit plusieurs lunes durant lesquelles Nymphe de Foudre se retrouva désœuvré, ballotté de mentor en mentor, finalement pris en charge par ses parents jusqu’à ses 11 lunes où Brume d’Éclaboussure redevint son mentor officiel. L’ambiance est donc relativement électrique quasiment à la veille du baptême de guerrier de l’apprenti. Confiant, Nymphe de Foudre se savait réussir malgré les difficultés, mais se sentait bien seul dans la tanière des apprentis. Heureusement, cinq lunes plus tôt, le clan avait accueilli de nombreuses naissances, et le jeune chat passa plus de temps dans la pouponnière à jouer avec eux que dans sa propre tanière. C’est dans ce contexte bien particulier que démarre ma petite fanfiction : le rite de passage à l’âge adulte de Nymphe de Foudre.
Vous voyez comme c’est facile de broder tout un récit autour d’un bête jeu, d’une bête prophétie lancée à l’arrache par le clan des Étoiles du jeu autour de Brume d’Éclaboussure (hé oui !) et des quelques events aléatoires et de patrouilles récents ? *rires* On a de quoi écrire un tome complet centré sur LGDC.
Du coup, ma nouvelle va s’articuler autour du baptême de guerrier de Nymphe de Foudre, dont je ne connais pas le nom de guerrier donné par le jeu, mais cela peut être intéressant d’avancer pour le connaître pour la fin du récit, je verrai bien comment ça tourne 🙂
NaNowrimo de novembre
Le NaNowrimo d’écriture commence aujourd’hui ! J’ai décidé de refaire une tentative pour mon Renard Invisible et pour ma petite saynète Clan-Gen, mais vraiment à la cool. Je ne fais pas 1667 mots/jour ? C’est pas grave, on s’en fout. Le but, c’est surtout d’avoir une idée de comment j’avance sur mes 2 petits projets et, peut-être, pourquoi pas en reprendre d’autres (je pense à toi très fort, Raheem).
Bonne chance à tous ceux qui y participent et que la Force soit avec vous !
Trois longues semaines passèrent durant lesquelles Ambar passa son temps à faire des aller-retours entre le point d’eau proche pour y chasser le castor et sa tanière pour s’assurer que sa compagne ait assez de lait pour leurs trois petits. De temps en temps, il risquait un museau à l’intérieur pour les observer depuis l’entrée. Les trois boules de poils doublèrent bientôt de volume, leurs yeux s’ouvrirent sur le monde, leurs oreilles et leurs pattes s’agitèrent. Enfin, leur curiosité les conduisit à l’extérieur de la tanière chaude et réconfortante qui les avait vus naître.
« Voici papa, les enfants ! »
La truffe frémissante, la queue battant d’anxiété, Ambar s’approcha d’eux pour les renifler tour à tour, s’imprégner de leur odeur de lait et les gratifier d’un coup de langue affectueux qui sur l’oreille, qui sur la tête, qui sur le museau. Très vite, ils s’emmêlèrent dans des jeux de course-poursuite autour du terrier. Ambar les laissa le rattraper, lui sauter dessus et se laissa gaillardement tomber à terre pour leur accorder la victoire.
Les températures demeuraient encore fraîches, malgré le printemps, et toute la neige n’avait pas encore fondu sur les collines boisées qui les entouraient. Après avoir régurgité un peu de viande pour ses enfants, le jeune loup partit en quête de son territoire : il l’avait négligé ces dernières semaines et il espérait que les autres meutes n’en avaient pas trop profité pour étendre leurs propres frontières.
Avant
Ayant rétabli tous ses marquages, l’inquiétude du jeune père grimpa d’un cran en constatant la trop grande proximité de la meute du sud. Il y galopa aussitôt de toute la vitesse de ses pattes pour leur voler assez de territoires pour éloigner le danger de ses louveteaux.
Après
Enfin rassuré, Ambar reprit la direction de sa tanière pour retourner jouer avec ses petits. Andalucia se précipita à sa rencontre en remuant la queue de joie, le laissa quelques instants avec ses enfants avant de lui demander avec force gémissements de l’accompagner à la chasse. La louve grise mourait d’envie de courir après un bon gibier, d’y planter ses crocs et de savourer le sang frais dans sa gueule, l’ivresse de la course,… Tout cela lui avait manqué en plus de l’air pur et du soleil sur sa fourrure. Ambar acquiesça, trop heureux de retrouver leur duo d’antan.
Andalucia demanda aux jeunes de rentrer à la tanière pour qu’ils y soient en sécurité, puis prit la tête du petit groupe. Le couple flaira très rapidement la piste d’une biche mulet qu’ils acculèrent sans trop de difficultés ; le temps et les frustrations semblaient leur avoir donné des ailes !
L’hiver et les privations leur avaient donné un appétit d’ogre. Ils dévorèrent à eux d’eux presque l’entièreté de la carcasse, ne laissant que quelques restes pour un renard esseulé passant par là et attendant patiemment son heure.
Les deux loups rentrèrent aussitôt retrouver leurs petits, régurgiter un peu de viande au passage – c’est que les jeunes avaient un sacré appétit, eux aussi ! – et se reposer en famille. Enfin… c’était sans compter sur la hardiesse et l’insouciance des louveteaux.
En effet, les trois petits avaient hérité de la grande énergie de leurs deux parents, mais surtout de leur mère. Aussi le jeune couple passa-t-il son temps à aller récupérer leurs insouciants petits éparpillés tout autour de la tanière et qui s’éloignaient trop d’eux à leur goût, au risque de se faire emporter par un aigle ou pire encore.
Le pire arriva dans la stupéfaction générale. Ni Ambar ni Andalucia ne virent le puma embusqué au fin fond de la végétation. Andalucia tournoyait autour de ses petits, comme à l’accoutumée. Truffe au vent, Ambar constata une différence de marquage au sud ; la meute du sud reprenait du terrain, il fallait aussitôt rectifier le tir ! Il s’y dirigea donc tout naturellement pour y renouveler ses frontières, en laissant les petits aux bons soins de leur mère, sauf que… celle-ci ne l’entendit pas de cette oreille. N’ayant pas eu son content d’aventure et refusant de rester bien sagement à la maison pour éduquer les enfants, elle galopa aussitôt aux côtés de son compagnon stupéfait.
Ambar la rappela à l’ordre : les petits étaient à découvert, c’était trop dangereux ! Et puis… il n’en aurait pas pour longtemps et ils pourraient explorer ensemble une partie de leur territoire à son retour. Déçue, Andalucia courba l’échine et retourna auprès de sa progéniture, mais s’arrêta net, frappée d’horreur. Un puma venait de profiter de l’occasion pour s’emparer de Lagardita et décamper avec !
Au comble de l’angoisse, les deux parents coururent, la patte aussi légère que le vent, frapper l’importun d’un bon coup de griffes et de crocs. Surpris, le puma laissa échapper son fardeau. Ambar tenta de faire rentrer tant bien que mal les petits dans la tanière, mais Lagardita paniqua. Elle s’éloigna de toute la vitesse de ses petites pattes. Le puma esquiva Andalucia à ce moment, aperçut sa proie et fonça dessus. Une nouvelle course-poursuite s’engagea. Ambar saisit le prédateur deux fois plus gros que lui à la gorge : « Tu n’auras pas ma fille, démon ! »
Le puma relâcha la petite pour la seconde fois ; Lagardita se logea entre les pattes protectrices de son père, les oreilles basses, la queue entre les pattes. D’un grondement assourdissant et d’un coup de crocs sur la croupe, Andalucia encouragea le félin à s’enfuir et à les laisser tranquilles une bonne fois pour toutes !
Le prédateur s’enfuit, mais à quel prix ? Lagardita était mortellement blessée, sa vie ne tenait plus qu’à un mince fil. Ambar s’en voulut terriblement ; tout était de sa faute ! S’il n’avait pas eu l’arrogance de s’occuper davantage de son territoire que de ses enfants, rien de tout cela ne serait arrivé. Sa fille pourrait-elle seulement le lui pardonner un jour ?
Andalucia eut beau essayer de le réconforter, de le rassurer (« Non, ce n’était de la faute de personne ! »), le jeune loup broya du noir, occupé à veiller sa fille jusqu’à son rétablissement complet. Il refusa même d’accompagner sa compagne à la chasse lorsqu’elle tenta de lui changer les idées. Les oreilles et la queue basses, la louve grise ne s’attarda pas et partit en solitaire accomplir ce que son compagnon n’avait pu réaliser : elle rétablit leurs marquages au sud, puis explora le territoire pour se dégourdir les pattes et se changer les idées.
Note de la Joueuse
J’ai ultra paniqué de fou sur ce début de partie *rires* Tout allait bien (à part que les petits sont vraiment ULTRA remuants, nom d’une truite XD), je me dis tranquillement que je vais juste reposer 2-3 marquages au sud (vu que Junction Butte, la meute bleue, m’en avait rogné quelques-uns, histoire de sécuriser la zone), surtout qu’Andalucia avait l’air occupée avec les petits, donc je ne me doutais pas une seule seconde qu’elle me suivrait… sauf que si ! Et quand je m’en suis rendu compte et que je lui ai demandé de rentrer, tout s’est enchaîné ! J’ai vu le puma surgir de nulle part en plein milieu des petits, moi qui me trouvais trop loin pour intervenir, j’ai dû sprinter (barre verte du badge loup en haut à gauche de l’écran) comme une malade pour toucher la bestiole avant qu’elle ne me tue Lagardita. Nouvelle panique avec les petits qui couraient partout, que j’essaie de faire rentrer (via une commande qui s’appelle « Woof ») mais à peine je fais ça que le puma reprend Lagardita en gueule et je vois sa santé (la patoune rouge en haut à gauche) qui descend, descend, descend…
Je me suis grouillée de poursuivre et de mordre ce sac à puces pour qu’il la lâche pour de bon avant qu’elle ne meure et ouf ! Il a enfin décidé de lâcher le morceau. Bilan : Lagardita était mort vive (20% de santé à peine) avec le risque de tomber malade juste après (ce qui l’aurait complètement achevée), je n’étais pas du tout fière de moi pour le coup, surtout que Lagardita est un peu ma petite préférée de la portée, pour ne rien vous cacher :3
Pour la signification des noms d’ailleurs, ils sont tous tirés de pierres précieuses, pierres diverses ou de métaux. Pour cette famille-ci, voici les significations :
Ambar vient de l’ambre, traduit en espagnol ;
Andalucia vient de l’andalousie, traduit en espagnol, qui se trouve aussi bien être une province d’Espagne que le nom d’une pierre brune 😉 ;
Jade vient de la pierre de jade, traduit en espagnol mais hé, ça fait la même transcription qu’en français %D ;
Lagardita vient de la lizardite, traduit comme j’ai pu en espagnol (« Petit Lézard » en réalité) puisqu’il n’y a pas d’équivalent espagnol pour le nom de cette pierre (cette petite t’est dédiée aussi, ma Muse !) ;
Circon vient du zircon, traduit en espagnol.
Pour les puristes, non je n’ai pas les accents hispaniques sur mon clavier et j’ai un peu beaucoup la flemme d’aller les chercher au bout de la douzième fois, excusez du peu 😀 Et pour les curieux, les noms hispanophones viennent d’une petite private joke autour du nom de la meute d’Ambar (Iron Path, soit « Voie de l’Acier » en anglais, les joueurs de Warframe se reconnaîtront *lève la main*). Pendant un moment, j’hésitais à mettre la transcription espagnole ou anglaise pour le nom de la meute, c’est donc l’anglaise qui l’a remportée (plus courte :p). En contrepartie, j’ai décidé de baptiser tous mes loups à la mode espagnole.
Le couple atteignit enfin les immensités neigeuses de Slough Creek au beau milieu de l’hiver. Ils grimpèrent au sommet d’une formation rocheuse pour en observer le paysage à couper le souffle.
Une rivière à moitié prise dans la glace cheminait en séparant la vallée en deux. Ambar et Andalucia contemplèrent son lit un moment avant de lever le museau en direction de l’horizon. Ils s’échangèrent un regard indécis, ne sachant par où commencer. Le ventre de la louve s’était arrondi et elle mangeait comme quatre depuis quelques temps.
Son estomac se rappela bruyamment à eux. Ambar remua la queue avec confiance, invitant sa compagne à le suivre dans la descente. Pour l’heure, rien ne servait d’avancer avec l’estomac vide. Autant se chercher de quoi manger !
Au détour d’un bras de la rivière, le jeune couple tomba avec bonheur sur un troupeau de wapitis affaiblis par les privations hivernales, aussi maigres que le tronc des pins qui les entouraient, mais cela devrait pourtant suffire jusqu’au retour de la bonne saison.
Des wapitis peu amènes
Le troupeau ne leur laissa cependant pas la tâche facile. Les mères éprouvées encerclèrent leurs jeunes d’automne en ligne de défense et firent front devant les prédateurs, frappant violemment de leurs sabots sur la neige dure. Ambar refusa de se laisser démonter : il avait une famille en devenir à nourrir à tout prix. Il encercla le troupeau au trot, dans l’attente d’une ouverture.
Andalucia fonça soudain tête baissée au beau milieu du troupeau qui s’ébranla, en pleine débandade, à la grande stupéfaction du jeune mâle. Il foudroya sa partenaire du regard avant d’emboîter le pas de ses proies galopant à corps perdu en direction de la rivière. Il hésita un instant devant l’eau froide, puis pénétra prudemment dans les eaux calmes sans cesser de fixer ses proies potentielles du regard, cherchant à les rediriger et à trouver le maillon faible du troupeau parmi elles.
Penaude après son coup de sang, Andalucia le suivait avec davantage de retenue, calquant ses mouvements sur ceux de son compagnon. Ce dernier avisa une jeune femelle en détresse à l’arrière du troupeau et qui s’efforçait tant bien que mal de suivre le rythme, de ne pas se laisser distancer par le troupeau et sa fuite effrénée.
Les loups attendirent patiemment leur heure, sans se presser ni la perdre de vue. Ils avaient trouvé la cible idéale après de longs jours de jeûne.
Enfin, Ambar lança le signal de l’attaque ! Il se précipita, toutes babines retroussées et crocs dévoilés, sur le jarret de la femelle wapiti à bout de force avec une telle puissance qu’elle en poussa un beuglement tonitruant.
Ambar se cramponna à sa proie, entaillant et déchirant la chair, tentant tant bien que mal de l’agripper de ses pattes, de ne pas lâcher prise. Un coup de sabot inopportun manqua de peu de lui briser la mâchoire. Il lâcha finalement prise, ralentit sa course, puis reprit son élan pour espérer taillader les flancs de ses crocs cette fois-ci. Andalucia le précéda, fauchant la croupe du cervidé, à défaut de l’épuiser suffisamment pour atteindre sa gorge.
Leur proie se débattit, meugla encore. L’une de ses comparses chargea pour la débarrasser de ses loups et la guida en lieu sûr, dans les eaux protectrices d’un autre bras de la rivière. Les loups contemplèrent avec désarroi leur chasse manquée.
Ambar réfléchit à toute vitesse pour trouver une solution
Le bras d’eau n’était cependant pas bien large et le troupeau déjà désorienté par la course-poursuite. Ambar remua la queue avec confiance, puis dressa les oreilles en poussant un léger jappement. Sa compagne comprit le message et chargea aussitôt dans l’eau pour réorienter le troupeau sur la rive. Ambar traversa un peu plus loin pour prendre leur cible à revers ; elle était à bout de souffle, comment abandonner une telle occasion en or ?
Ils réussirent vaille que vaille à isoler leur proie de son troupeau sur la berge opposée et s’en donnèrent à cœur joie.
Ils mordirent les jarrets, les flancs, le ventre offert, essayant désespérément d’amener la femelle wapiti dans ses derniers retranchements. Enfin, elle cessa de fuir pour leur faire front, les frapper de ses sabots, peut-être les tuer d’un bon coup bien placé sur le crâne, qui sait ? Les prédateurs louvoyèrent entre ses jambes mortelles pour continuer de la harceler, de la fatiguer.
Ambar trouva enfin l’ouverture qu’il cherchait : il se précipita tête baissée sur sa gorge et s’y cramponna de toutes ses forces.
I believe I can flyyyy !
Puisant dans ses dernières forces, la femelle wapiti envoya valdinguer le loup dans les airs, mais Ambar tint bon, les mâchoires serrées. Andalucia observa cette brève danse aérienne, les yeux agrandis de stupeur, avant de reprendre ses esprits pour aider son compagnon. Le couple mit à terre leur proie qui, peu à peu, s’étouffa dans une ultime tentative de reprendre son souffle.
À table ! Le repas était à présent servi !
Après l’effort, le réconfort : le jeune couple fit ripaille sur la dépouille de la femelle wapiti avant de s’étendre non loin à l’abri des regards pour un repos bien mérité. Ambar en profita pour définir un premier périmètre de territoire : la course contre-la-montre était engagée. Le jeune mâle avait senti l’odeur de trois nouvelles meutes rivales dans les alentours ; avec la gestation de nouvelles portées, celles-ci deviendraient rapidement belliqueuses pour étendre leurs propres territoires et empêcher le jeune couple de s’établir, situation qu’il fallait éviter à tout prix.
Le premier pipi d’une longue série
Le jeune couple trottina un moment à travers les collines, l’estomac à présent plein, les paupières tombantes, les deux partenaires aussi heureux que des rois. Le soleil descendait dangereusement à l’horizon, nimbant le ciel de délicieuses aurores pourpres.
Ambar et Andalucia s’endormirent côte à côte, roulés en boule l’un contre l’autre pour se tenir chaud des frimas du soir. Ils repartirent au lever du jour le lendemain matin pour étendre leur territoire naissant, grappillant des miettes de territoire des meutes rivales en place. De temps en temps, la louve grise reniflait avec frénésie sous les frondaisons et indiquait des positions de terrier à son compagnon pour le printemps à venir ; toutes ses pensées étaient-elles déjà tournées vers l’avenir et leurs premiers louveteaux ?
Après de longues semaines de dur labeur, leur territoire naissant prit enfin forme, contre frimas et marées.
En jaune, le territoire d’Ambar et d’Andalucia (Ndla)
Il n’était pas bien grand, mais suffisant pour deux jeunes loups en pleine santé attendant leur première portée. La neige chutait en tas des branches des arbres désireux de se débarrasser de ce poids inutile supporté trop longtemps, quelques touffes d’herbes rêches s’échappaient çà et là dans le paysage neigeux constellé de trous de verdure ocre.
S’éloignant au maximum de l’activité des autres meutes, Ambar et Andalucia avisèrent une carcasse abandonnée pour se sustenter avant de continuer leur chemin. Le jeune mâle emporta même avec lui un morceau de viande pour fêter l’arrivée de leur nouveau foyer.
Aux abords de la tanière abandonnée située à l’extrême sud-ouest de leur territoire, ils firent halte. Ambar laissa le soin à sa compagne d’estimer si l’endroit serait idéal pour élever leur progéniture et attendit patiemment sa décision, en remuant les oreilles d’anxiété.
La jeune louve finit par acquiescer, puis s’inclina devant lui. Ambar déposa son morceau de viande, se cabra et attaqua les travaux de creusage pour agrandir le terrier de coyote abandonné pour que sa compagne et leurs petits à naître s’y sentent comme chez eux.
Andalucia éternua lorsqu’un nuage de sable atterrit sur le bout de sa truffe avant de grogner sur son compagnon. Ambar gémit en baissant les oreilles et la queue de honte pour indiquer qu’il ne l’avait pas fait exprès, puis se remit à creuser avec plus de précaution.
La future maman s’empressa d’aider son compagnon, de plus en plus prise par les contractions annonçant la mise bas imminente. Elle se roula en boule au fin fond de la tanière et refusa d’en sortir plusieurs heures durant. Ambar s’inquiéta, courant de-ci de-là à l’entrée du terrier, chassant rapidement un lapin pour s’occuper avant de l’apporter à sa compagne. Enfin, des jappements suraigus attirèrent son attention. Bravant l’humeur maussade de la louve grise, Ambar se faufila dans le tunnel pour découvrir trois boules de poils sombres confortablement lovées dans son giron.
Jade (F), Lagardita (F) et Circón (M)
Il fut pris d’un élan d’amour paternel immédiat pour ces trois louveteaux vulnérables, les couva d’un regard tendre et jura de les protéger envers et contre tout. Des questions assaillaient toutefois son esprit : serait-il à la hauteur de la tâche ? Ferait-il un bon père ? Fallait-il leur donner à manger chaque fois qu’ils vous léchaient le museau pour réclamer à manger ? Fallait-il se laisser mordiller jusqu’au sang par ces petites terreurs en devenir ? Fallait-il les suivre à la trace, tout le temps ? Se montrer sévère, laxiste, aimant, distant ?
Tant de questions qui se bousculaient dans sa tête à n’en plus finir. La minuscule Lagardita poussa un nouveau jappement, rampa jusqu’à lui, culbuta contre sa patte et se mit à téter la pointe d’une de ses griffes. Andalucia émit une sorte de ronronnement amusé. Ambar donna un coup de langue inquiet à la petite avant la saisir avec la plus grande délicatesse entre ses dents et de la déposer près du ventre de sa mère où elle pourrait téter tout son saoul.
Note de la Joueuse
J’espère que vous avez apprécié cette petite suite ! Je me suis bien amusée à la romancer en tous les cas, surtout qu’il ne s’agit pas spécialement de la partie la plus « intéressante » du jeu à ce stade. En résumé, on se crée notre petit coin de territoire, on cherche des tanières éligibles pour le printemps qui arrive, on fête son anniversaire en même temps que la naissance des louveteaux et hop !
Cette fois-ci, on ne va pas parler écriture, on va parler jeux vidéo, mais surtout LOUPS ! (J’en entends lever les yeux au ciel au fin fond de la salle, faites gaffe, je vous ai à l’œil !)
L’un de mes animaux préférés est sans conteste le loup en bon n°1 (la liste est trop longue pour tous les énumérer, on va s’en tenir là, avec les chevaux en bonne place derrière aussi), du coup, quand je suis tombée pour la première fois sur ce jeu… comment dire… cela a dû donner quelque chose comme ça :
Oui, je pars très vite dans l’euphorie quand c’est quelque chose qui me plaît *rires*. J’ai déjà quelques parties à mon actif, dont certaines faites en vidéo sur Youtube, mais c’est pas ce qui nous intéresse ici.
J’ai commencé une nouvelle partie avec un loup magnifique au possible, pour le coup, c’était vraiment le seul loup à avoir CE regard qui vous fait fondre instantanément, même si son pelage était beaucoup plus basique. C’est sûrement lié au fait qu’il a un pelage noir et des yeux clairs, ils en ressortent d’autant mieux (c’est le syndrome des yeux bleus encadrés de cheveux noirs, n’avez-vous jamais remarqué que cette couleur-là ressortait d’autant mieux comme si on avait allumé une lampe dessus ? Ah ah).
Regardez-moi ce beau gosse et ses yeux de braise !
Ambar est le petit-fils de mon regretté Hierron, un jeune loup parti trop tôt entre les griffes d’un ours (hé oui, on peut mourir pour de vrai dans ce jeu, ah ah !), plus précisément le fils de Piedra de Luna et d’Onyx.
Ambar est, bien sûr, dans l’encadré rouge ! 😉
Ambar est issu d’une portée de 5 louveteaux. Pourquoi n’en voyons-nous donc que 4 sur l’arbre, me direz-vous ? Parce que l’un de ses frères, Obsidian, a succombé à la maladie avant ses deux mois de vie (parce que le jeu s’acharne décidément sur les Obsidian lol Il s’agit du 2ème qui meurt tout de même !). Notre petit Casanova a hérité du pelage de sa grand-mère Aciéra (tout en haut de l’arbre, la louve de droite ;)), quant aux yeux… Je pense que toutes les générations se sont croisées, car il n’a les yeux de personne *rires* si ce n’est qu’ils sont très clairs comme ceux de son grand-père, sans être exactement la même couleur. Ce loup me fascine !
La famille d’Ambar est un petit peu spéciale dans le jeu, elle est ce que l’on appelle communément des Ironwolf (soit « Loup d’acier » en français). De quoi ça s’agit ? C’est un mode de jeu assez spécial qui ne vous autorise qu’une seule sauvegarde et aucune erreur : votre loup meurt, vous n’aurez pas la possibilité de relancer la sauvegarde (contrairement à un mode de jeu plus classique) parce qu’il est mort, sera catégorisé comme tel dans votre écran de sélection et vous ne pourrez plus relancer de parties avec. La sauvegarde unique sera également effacée suite à cela et vous ne pourrez jouer à ce mode que dans 2 difficultés précises : le mode Normal (Challenging) ou Difficile (Accurate). Sur pratiquement toutes mes parties, je joue en Difficile/Accurate (et c’est très bien !) mais j’avais envie de souffler un peu et de retourner en Normal/Challenging avec Ambar (ne serait-ce que pour le regain de la santé qui est tout de même plus appréciable).
Ambar donc est un jeune loup mâle de 2 ans qui vient de quitter sa meute natale et cherche à se trouver une compagne pour fonder sa propre famille et donc une nouvelle meute à son tour. Pour cela, il part dans les montagnes d’Amethyst Mountain à l’automne et commence à faire ses premiers pas en solitaire.
« Je suis un lover et je le sais fort bien ! »
« Regardez comme mon pelage chatoie au soleil ! »
Pour cela, il devait apprendre à chasser 2 wapitis tout seul comme un grand. L’ayant déjà fait trouze millions de fois auparavant (en Accurate en plus, pensez !), rien de plus facile. Je commençais à me dire que cette partie serait super facile, que j’allais y arriver les doigts dans le nez et… le jeu m’a dit zut *rires* en me faisant un énorme doigt d’honneur. Ambar s’est rétamé sur sa 2ème chasse, est tombé sur des loups hargneux qui l’ont pourchassé, maltraité, presque dégommé et la faim le rongeait de plus en plus. Aucune carcasse à l’horizon pour apaiser sa faim et se soigner. Que faire ?
Ambar avise un troupeau de wapitis un peu plus loin. Il n’en a plus la force, il a une patte cassée et pourtant, il leur court après parce que sa vie dépend du succès de sa prochaine chasse. Il rate consécutivement 3 chasses, commence à désespérer, la famine s’installe, sa patte cassée le fait atrocement souffrir…
Et puis soudain, la roue tourne ! Ambar use de ses dernières forces pour poursuivre un ultime troupeau. Il zigzague entre les wapitis, mordille les jarrets d’un, puis d’un autre. Aucune proie n’est réellement très affaiblie mais il n’a plus le choix de faire la fine bouche. Alors, il s’entête, il continue, il puise dans ses dernières forces pour tenir la poursuite plusieurs heures durant. Un wapiti s’écroule à terre dans la poussière, le jeune loup en profite pour lui interdire toute retraite, le cervidé l’évince, reprend sa course haletante. Il court, il court… Un jeune passe devant le museau d’Ambar ! Le tout pour le tout !
« À table ! J’ai une faim de loup ! »
Le soulagement remplace le stress de la mort et du désespoir. La proie tombe pour ne plus jamais se relever et offrir au canidé un repas salvateur. Ambar se dépêche de manger le plus possible avant de s’enfuir ; il n’est en effet pas le bienvenu, étant entré sur le territoire d’une meute rivale belliqueuse.
Ouf ! Il est sorti du territoire. Maintenant, il est l’heure de panser ses blessures et de prendre un repos bien mérité avant de se mettre en quête d’une compagne. Les jours et les nuits suivant leur cours, Ambar a l’occasion d’observer un phénomène peu banal.
Là où nuit et jour s’entremêlent, est-ce de là que provient l’expression « entre chien et loup » ?
Ambar entend d’autres solitaires l’appeler au loin ; peut-être des femelles en quête d’un compagnon ? Il se met en route avec espoir, perd de vue son objectif, mais les louves sont des êtres déterminés lorsqu’elles désirent quelque chose : elles hurlent les unes après les autres pour continuer de le guider sur le bon chemin, sans relâche.
À l’arrivée, le jeune loup entend des grondements féroces signalant qu’un combat fait rage : deux groupes de femelles de meutes différentes l’ont entendu arriver et se disputent aussitôt ses faveurs avec sauvagerie. Ambar n’a qu’à peine le temps d’en saluer deux qu’elles filent à toute vitesse, la queue basse, devant les grands vainqueurs du duel. Soudain timide, désireux de se montrer prudent, le jeune mâle baisse la tête et remue paisiblement la queue pour indiquer qu’il vient en paix.
Les deux nouvelles venues lui tournent autour avec curiosité. La plus énergique d’entre elle, infatigable à courir dans tous les sens, est aussi la plus désireuse d’en savoir plus sur notre casanova notoire. Elle finit par s’approcher, fait un écart, puis un bond prodigieux sur le côté lorsque le jeune mâle daigne s’approcher. Elle s’éloigne, lui tourne autour, se rapproche encore. Leurs museaux se frôlent. Leurs queues remuent à l’unisson. Ils se sont choisis pour la vie.
Peu après la parade amoureuse
Ni une ni deux, la nouvelle compagne du loup brun-noir repart ventre à terre en direction de l’horizon. Surpris, Ambar lui emboîte le pas pour courir à son rythme, la truffe et la langue au vent, leurs pattes aussi légères que la brise qui les porte.
Ils croisent la route d’un troupeau de wapitis et leur faim se réveille. Ils s’observent du coin de l’œil, l’air de se dire « Ferons-nous la paire ? » Le troupeau s’emballe devant le couple. Trop tard ! La chasse est lancée avant même que les deux tourtereaux ne se décident sur la conduite à adopter. La jeune louve les poursuit en mordant le tout à la ronde, Ambar évolue avec agilité au milieu des cervidés. Il cherche une cible facile, LA cible qui comblera leur faim. Il jette son dévolu sur un jeune ; sa mise à l’épreuve est lancée.
Mise à terre d’un jeune wapiti
La jeune louve est une sacrée forcenée : elle mord dans les jarrets, aux flancs, elle harcèle encore et encore et encore ce jeune wapiti que sa mère tente tant bien que mal de protéger. L’énergie de sa compagne donne des ailes à Ambar qui la rejoint dans son assaut. Ensemble, le jeune wapiti est rapidement mis à terre et sa mère, dépitée, se voit obligée de rattraper le troupeau en laissant derrière elle le corps sans vie de sa fille ou de son fils.
Des liens de plus en plus forts se tissent entre Ambar et sa nouvelle compagne, qui porte d’ailleurs le nom d’Andalucia. Le jeune loup s’amuse d’ailleurs à la surnommer « Court-Vent » parce qu’elle ne cesse de courir partout sans fatigue apparente. Pour lui, elle sera donc désormais Court-Vent !
L’hiver commençant à installer peu à peu son blanc manteau sur les montagnes, les proies se font de plus en plus rares et les meutes rivales plus belliqueuses encore. Il devient difficile, si pas impossible, de dormir en paix sans se faire réveiller dans un tourbillon de crocs et de griffes sur leur fourrure ou leurs pattes. Le couple décide donc de cheminer loin, loin au nord, vers les terres vertes et giboyeuses qui ont vu naître Ambar voilà deux ans et demi de cela : les vertes vallées de Slough Creek.
« En route, Court-Vent ! On change de coin ! »
Ainsi quittèrent-ils les froides montagnes d’Amethyst Mountain pour Slough Creek. Leur périple dura plusieurs semaines ; les tempêtes de neige se multiplièrent, la terre se recouvrit de son hivernal manteau blanc, les cours d’eau se gelèrent les uns après les autres. Mais l’espoir, toujours, dormait tranquillement dans le ventre arrondi de la jeune louve énergique aux pattes infatigables.
Notes de la Joueuse
Ce jeu a l’art de me la mettre à l’envers lorsque je m’y attends le moins *rires* Il y a des parties où tout se passe ultra facilement bien, d’autres où je galère comme pas permis pendant 3 000 ans parce que mon pauvre loup n’arrive pas à manger et que toutes les proies sont en territoire ennemi… où on m’attaque à vue dès que j’y pose une patte. C’est ce que j’appelle des parties de la poisse dans le jargon, même si ça me fait beaucoup rire sur le recul (je ne l’avouerai jamais, mais ce sont les parties les plus intéressantes à jouer *rires*). Ça promet pour l’arrivée des louveteaux, je sens que ça va encore être quelque chose !
Je suis encore en retard mais cette fois-ci, j’ai une excuse : la fatigue ! Non plus sérieusement, je suis rentrée de vacances il y a grosso modo une semaine et le voyage n’a pas été de tout repos, et j’ai repris le travail quasiment tout de suite après et… il m’est arrivé un nombre de merdes incalculables sur la tête depuis que j’ai repris le travail, ce qui fait que je suis fatiguée h24 en ce moment, m’enfin…
On espère du mieux pour les prochains mois (même si je vous avoue que j’ai envie d’aller taper sur certains de mes collègues avec une batte pour me défouler, mais bon c’est pas le sujet). Zen, Vanille, zen.
Merci, Zazie !
Sur ce, maintenant que je suis de nouveau zen, parlons plutôt de ce bilan de vacances ^.^
Bilan de septembre 2022
Voici donc ce qu’a donné mon mois de vacances :
Je comptabilise 3.988 mots dans l’écriture de ma fanfiction La Guerre des Clans ;
Je comptabilise 3.153 mots dans l‘écriture de la nouvelle Mallachta Duine ;
Je comptabilise 493 mots dans l’écriture d’un oneshot Hors du Songe.
Ce qui nous fait un total de 7.634 mots tous projets confondus. C’est beaucoup moins que le mois passé, mais ça s’explique aussi et surtout parce que j’avais un grand besoin de lâcher prise, donc j’ai profité pour aller me balader pas mal dans les alentours, profiter un peu de la plage (je suppose que vous ne m’en voudrez pas trop, ah ah), rattraper mes parties de jeux vidéo en cours (Genshin Impact en tête et WolfQuest aussi) et un petit peu écrire dès que j’avais un peu le temps.
Fanfiction La Guerre des Clans
Comme d’habitude, le projet me donne des ailes au sens littéral ! J’ai bien avancé, sachant qu’en septembre, j’en étais au chapitre 8 ou 9 (et qu’actuellement je table plutôt sur les 10 et 11). J’ai commencé à réfléchir de plus en plus à faire ma propre popote plutôt qu’à suivre bêtement le fil rouge imposé par le roman de base, ce qui me permettrait de partir dans une toute autre direction, ce qui est le but d’ailleurs, je ne vais pas me le cacher.
Dans le même temps, j’ai continué à lire/découvrir la saga (puisque je n’avais jamais été plus loin que le cycle 1 en fait) tout en l’analysant, ce qui me donne de potentielles nouvelles idées pour la suite, tout en continuant à chercher à combler les trous en scénarium.
Mallachta Duine
Que dire si ce n’est que les AMV des fans de la saga de La Guerre des Clans m’ont fourni l’inspiration pour continuer d’écrire sur la nouvelle en même temps, rien que ça ! Notamment, ces deux-ci :
Celle-ci a vraiment un visuel incroyable qui reflète bien la personnalité de Makhia que j’explore dans cette nouvelle, ainsi que du fait qu’elle va profiter de la « naïveté » (si j’ose dire) de son futur sous-fifre Obéron (qui me fait beaucoup penser au chaton de la vidéo d’ailleurs, d’un certain point de vue). Mais oui, le côté « chat fou » qui se dégage de Crowsong, c’est typiquement Makhia en fait ! Quand les univers se rencontrent *rires*
Celle-ci me faisait davantage penser à Obéron, notamment sa rudesse et son côté très bourru, le fait qu’il a dû s’endurcir au point de faire des choses pas toujours très bien d’un point de vue moral. L’ambiance une fois encore aura joué pour beaucoup 🙂
Plus que la musique, c’est aussi et surtout une ambiance et des images qui me donnent parfois l’inspiration nécessaire, comme quoi ^^
Hors du Songe
Une petite idée qui m’est venue au cours de mes vacances : faire un oneshot centré sur le point de vue de Byron, le père de Raheem, vis-à-vis du duel qu’ils se sont jetés. Juste pour être dans sa tête, assister à la gifle mentale qu’il se prend en apprenant que celui qu’il hait par-dessus tout est en fait son fils chéri disparu et présumé mort depuis longtemps, son dilemme entre sa volonté de le tuer ou de lui laisser la vie sauve, ses doutes quant à sa capacité à l’apprivoiser, à renouer le lien qui les unissait autrefois, sa colère envers lui-même principalement et les autres pour avoir échoué en tant que père, patriarche (et donc protecteur) familial, pour avoir complètement nié l’évidence parce que c’était plus confortable de penser son fils mort que vivant, surtout si c’est pour éprouver une vie de merde dans les rues hostiles,…
Beaucoup d’émotions en perspective. Il faudrait d’ailleurs que je pense à réécrire le même oneshot du point de vue de Raheem, il a tellement mal vieilli que je n’arrive plus à le relire à tête posée *rires* Cela arrive des fois, ça fait toujours un choc quand ça vous tombe dessus.
Et je crois bien que c’est tout pour le moment ^.^ Je vous dis donc à bientôt pour le prochain bilan.
Cette fois-ci, je suis à l’heure parce que je prépare mes vacances et que je serais très probablement trop crevée pour faire ce compte-rendu ce week-end comme je l’avais prévu à la base *rires* Je suis donc officiellement en vacances à partir de maintenant jusqu’à fin septembre, youpie ! C’est le bon moment pour se détendre, se ressourcer et écrire comme une dératée ^.^
Une bonne nouvelle en plus : ma Muse (il se reconnaîtra ^.^) est de retour et c’est reparti pour cravacher. C’est fou !
Bilan d’août 2022
Du coup, voici ce que ça donne :
Je comptabilise 15.057 mots dans la réécriture du Tome 1 de La Guerre des Clans (cycle 1) ;
Je comptabilise 1.210 mots dans la relecture de Sous les ailes du désert ;
Je comptabilise 2.449 mots dans l’écriture de Mallachta Duine ;
Je comptabilise 936 mots dans l’écriture de Rencontre entre deux mondes.
Ce qui nous fait un total de 19.652 mots tous projets confondus.
Alors… ouais… Comparé à ces derniers mois, ça nous fait un énorme bond dans les airs, ce petit mois-ci ! Les Muses se font tellement désirer, mais lorsqu’elles sont là… c’est que du bonheur ! ❤
J’ai travaillé sur quatre projets différents ici : ma fanfiction réécriture de La Guerre des Clans, que je vous avais déjà présentée, et qui a fameusement bien avancé (j’ai bien entamé le chapitre 9 actuellement à l’heure où je vous parle), une petite relecture de ma nouvelle mythologique égyptienne pour le Collectif des Imaginatis, le début de l’écriture de ma prochaine nouvelle pour ce même collectif et… une petite nouvelle plaisir que je compte « offrir » à une amie. Je vous détaille tout ça plus bas 🙂
Fanfiction/réécriture de La Guerre des Clans
Que dire si ce n’est que le projet avance ultra bien : il me permet de laisser reposer mon cerveau (comme la trame est déjà écrite) tout en réfléchissant à comment boucher les trous dans le scénario, amener de la vie et de la caractérisation aux personnages secondaires. Parce que NON ! aucun personnage secondaire n’est inutile et ne devrait être là uniquement dans le but d’être là, comme j’en ai entendu une me le dire aujourd’hui sur internet. Parce que si c’est le cas, c’est un personnage raté. Un bon personnage secondaire est un personnage qui sert à faire avancer l’histoire, met en avant le héros (d’une façon ou une autre), mais aussi et surtout le fait évoluer. Bref, c’est un gros tout complexe.
J’ai créé un petit chapitre supplémentaire notamment et… je me suis mise à partir totalement en freestyle personnel à partir du chapitre 8 de l’œuvre originale (que je suivais plus ou moins fidèlement jusqu’ici). C’est terminé 😀 Je me suis complètement écartée du bouquin et de ses répliques et… je préfère en fait. Je me garde tout de même un petit résumé des chapitres originaux sur le côté pour garder grosso modo la même trame narrative et ne pas trop perdre le fil, mais tout le reste, c’est freestyle.
Un petit exemple que j’aime beaucoup notamment :
Disclaimer : L’œuvre originale de La Guerre des Clans (univers et personnages) appartient aux auteures connues sous le pseudonyme d’Erin Hunter. Je ne cherche en aucun cas à voler leur travail ou à en faire commerce. Les extraits qui vont suivre sont de l’ordre de la Fanfiction canon, ni plus ni moins, et n’ont aucune vocation à remplacer ladite œuvre originale.
L’extrait prend place après que Nuage de Feu (rebaptisé Nymphe de Feu ici) ait vaincu Croc Jaune et lui ai apporté un lapin. Il ne l’a cependant pas mangé avec elle (car il avait déjà mangé plus tôt dans la journée) et le code du guerrier n’existe pas en tant que tel dans ma version (il n’est donc pas interdit de se nourrir durant la chasse avant de ravitailler le clan). Fleur de Saule a également été rebaptisée Pelage de Saule par respect pour son nom original anglais.
Le but ici était surtout d’ajouter de la présence à Pelage de Saule (qui, pour les néophytes, n’est ni plus ni moins que la mère d’Éclair Noir, fait qui n’est jamais explicité dans les romans, merci au wiki pour cette info) qui est présente dans l’œuvre originale et… sans plus en fait.
Le novice [Note de Vanille : Nymphe de Feu] baissa néanmoins les yeux à ce dernier aveu, tout en baissant la voix :
« Je n’ai pas pu me résoudre à abandonner une ancienne à son sort, fût-elle d’un autre clan que le mien. Je suis désolé.
— Traître ! » crachèrent les deux matous [NdV : Griffe de Tigre et Éclair Noir] avec véhémence.
Étoile Bleue les fit taire d’un mouvement de queue impérieux et d’un crachotement. Elle fit quelques pas en direction de son apprenti avant de s’exprimer d’une voix glaciale :
« Cette attitude est indigne d’un membre du clan du Tonnerre. Ta compassion ne doit jamais occulter ta loyauté absolue envers ton clan.
— Mais cette chatte n’était plus en état de se battre, se défendit Nymphe de Feu. Elle est âgée, malade et mourait de faim depuis des j-
— Nymphe de Feu ! le coupa-t-elle brutalement. Ton clan prime sur tout autre considération, ne l’oublie jamais. Peu importe l’état de ton adversaire, car faire montre de trop de compassion est une preuve de faiblesse que l’ennemi peut exploiter. Tes actes insouciants sont à même de mettre en danger notre tribu toute entière ! »
Le novice se recroquevilla au sol, comme si son mentor l’avait frappé. Il aurait peut-être mieux valu que cela soit le cas, il se serait senti moins coupable. Il n’osa plus regarder personne en face, mais continua à s’excuser d’un air penaud.
La posture de la chatte bleue se radoucit, tout autant que son ton.
« Tu es encore jeune, Nymphe de Feu, et tu commets des erreurs comme n’importe quel autre novice. C’est normal, tu apprendras. Mais, je t’en prie, pour le bien du clan tout entier, ne commets pas deux fois cette erreur-ci.
— Compris, Étoile Bleue, répondit l’intéressé sur le même ton pitoyable.
— C’est tout ? s’exclama Éclair Noir avec mauvaise humeur. Un sermon et c’est terminé ? Ce chat domestique aurait pu mettre en danger tout le clan avec ses bêtises ! Je le savais que ce serait une erreur de l’accueillir dans notre tribu !
— Éclair Noir, riposta encore Pelage de Saule qui s’était fait silencieuse jusqu’à présent, ça suffit comme ça ! Ce n’est qu’un apprenti !
— Un apprenti qui nourrit et abrite l’ennemi ! C’est un traître ! fulmina le mâle gris cendré aux rayures noires.
— Et si cela avait été ton propre fils ? feula la guerrière gris perle sur le même ton.
— Mon fils, si j’en avais un, ne commettrait jamais ce genre d’erreurs !
— Qu’est-ce que tu en sais !? Arrête de te voiler la face avec tes certitudes idiotes !
— Arrêtez ! » feula Étoile Bleue pour les inciter au calme.
Les deux guerriers se lancèrent des regards haineux, le poil hérissé, prêts à se sauter à la gorge, avant de se tourner respectivement le dos avec un profond dédain. Nymphe de Feu dressa les oreilles, contrit : toutes ces disputes à cause de sa bêtise.
La chatte bleue les observa tour à tour avant d’enfin accorder toute son attention à leur prisonnière.
« Dis-moi, je t’ai déjà vue aux assemblées. Tu es la guérisseuse du clan de l’Ombre, n’est-ce pas ? Croc Jaune, si j’ai bien retenu ?
— C’est bien moi, rétorqua l’ancienne au museau plat en inclinant la tête pour marquer son respect au chef, mais je ne fais plus partie du clan de l’Ombre désormais. »
Elle détourna la tête, comme si cette révélation lui avait coûté. Griffe de Tigre marmonna un « Une exilée… » d’un air entendu en jetant un regard à Éclair Noir. Ce dernier cracha, le poil à nouveau hérissé.
« Cette chatte a dû faire quelque chose de grave pour se faire bannir de son clan ! Nous devrions la tuer sans autre forme de procès ! »
Le matou cendré n’avait décidément pas la langue dans sa gueule, à persifler comme une vipère. Le chef de clan l’ignora avec superbe et poursuivit :
« Que s’est-il donc passé pour que la propre guérisseuse du clan de l’Ombre se retrouve désormais démunie de la protection de son propre clan ?
— Mes raisons ne regardent que moi et personne d’autre ! » se hérissa aussitôt la vieille femelle grise.
Étoile Bleue ne s’en offusqua guère ; sa queue marqua un battement cependant.
« Solitaire ou non, tu n’aurais jamais dû pénétrer sur notre territoire. Qu’allons-nous faire de toi ?
— C’est pourtant évident ! cracha encore le matou cendré. Tuons-la ici et maintenant !
— Ça suffit ! gronda Griffe de Tigre. C’est contraire à tout code d’honneur d’abattre un ennemi qui ne peut plus se défendre ! »
À la grande stupéfaction du jeune chat roux, Éclair Noir se tut. Pelage de Saule salua la prouesse de leur vétéran :
« Enfin quelqu’un pour lui fermer son caquet, il était temps ! »
Des coups d'œil amusés du guerrier tigré et de leur meneuse accueillirent cette acclamation qui sonnait presque comme une délivrance.
Mis à part le désir d’Éclair Noir de mettre fin à la vie de Croc Jaune et la mention que Croc Jaune était l’ex-guérisseuse du clan de l’Ombre, j’ai repris peu de choses du livre originel : la faute de Nymphe de Feu n’est pas exactement la même que dans le livre et Griffe de Tigre n’est pas encore le diabolique chat qu’il deviendra dans les tomes suivants 😉 La narration elle-même, les dialogues et les postures sont complètement de mon cru ^.^
Franchement, je préfère encore faire comme ça que de me coincer avec la narration originelle du bouquin qui, entre nous, me bloque de par son inconsistance et son enchaînement d’actions incessantes alors que j’aime bien poser mes ambiances. Nous avons notamment ici en plus du reste :
L’instauration d’un certain code d’honneur guerrier (qui se rapproche beaucoup de celui des samouraï sur le principe, mais pas que) ;
Une dispute qui éclate entre deux guerriers du clan du Tonnerre, ce qui montre que tous les membres ne s’entendent pas forcément bien entre eux. Et quand on connaît le lien qui unit ces deux chats (et on le connaît, car je l’ai précisé dans les chapitres précédents), c’est encore plus marquant ;
Un Griffe de Tigre plus logique dans son comportement, qui n’avait pas encore de dent contre le héros, mais commence tout doucement à le prendre en grippe ;
Étoile Bleue qui doit ménager la chèvre et le chou en se montrant dans son rôle de chef.
Je pense qu’à terme, je modifierai sûrement certains événements, mais il faut que je réfléchisse à leur implication par la suite. Je verrai bien ^.^
Sous les ailes du désert
Rien de bien extraordinaire ici. Une petite relecture et l’ajout d’un passage supplémentaire pour renforcer l’amour naissant entre Seth et Nephtys. C’est le type de nouvelle typique où je risque de m’emporter et que je risque de transformer en roman *rires* Qui sait, un jour ? Mais d’abord l’histoire d’Hermès avant tout !
Mallachta duine
Ou comment rendre un titre de nouvelle classe et badass en changeant juste la langue *rires* Le titre signifie en ancien irlandais « L’homme maudit » et… c’est tout à fait l’objet de la nouvelle. Celle-ci raconte la rencontre entre Obéron (mon capitaine dullahan et père d’Arlen dans Luciole) et… une fée du nom de Makhia (sœur aînée de Dragomir).
Grosso modo, Obéron a eu une vie avant d’être dullahan, c’était un mercenaire humain. Lorsqu’il a rencontré Makhia, il était en route vers un champ de bataille et… aimait sa vie de vagabond sur les routes et la seule compagnie de sa jument, Doimheailt. Jusqu’à ce que…
Entre chien et loup, une beauté m’attendait, un sourire avenant aux lèvres. Ses longs cheveux noirs cascadaient sur ses épaules et voletaient doucement sous la brise vespérale, dégageant un visage d’un blanc crayeux, des yeux sombres aux longs cils au regard suave et une bouche aux lèvres parée d’un vif carmin.
Malgré moi, je marquai instinctivement l’arrêt en tirant sur la bride de ma monture pour détailler l’inconnue de plus près. Elle était vêtue de voiles d’ébène aussi légers que des pétales de fleurs, dévoilant sans retenue ses cuisses fines et frémissantes, comme impatiente. Mon regard remonta jusqu’à sa gorge palpitante. Je me plongeai ensuite dans ses yeux envoûtants. La beauté souriait d’un air entendu.
« Où t’en vas-tu ainsi, mon joli corbeau ? T’en vas-tu dépecer quelque nouvelle charogne pour ton bon plaisir ? Ou prépares-tu une nouvelle manigance de ton cru ? »
Un langage bien châtié dans la bouche d’une prostituée. Je levai un sourcil d’incompréhension.
La jeune femme décroisa les jambes, découvrant un chat blanc et noir confortablement lové dans son giron et ronronnant sous ses caresses. La bête ouvrit aussitôt des yeux énormes aux pupilles vertes fendues dans ma direction. Un frisson me parcourut l’échine, sans que je comprenne bien pourquoi. C’était juste un stupide chat.
Il miaula à mon adresse sans cesser de ronronner, puis retourna quémander de nouvelles caresses dans les bras de sa maîtresse.
Doimheailt mâchonna nerveusement son mors en grognant. Elle piaffa sur place, les naseaux dilatés. Je jetai un œil à gauche et à droite, mais rien à signaler à l’horizon. Je tirai un coup sec sur la bride.
« Calme-toi, vieille carne, ce n’est qu’une femme. Elle ne va pas te manger ! »
Le sourire de l’intéressée s’élargit encore plus si c’était possible, comme si j’avais lancé quelque plaisanterie.
« Quoi ? lui grognai-je avec mauvaise humeur.
— Rien du tout… Je me demandais simplement si ce joli corbeau pouvait me déposer à bon port ?
— Je ne suis pas un cor–
— Vois-tu, continua-t-elle comme si de rien n’était avec minauderie, tous ces voyages m’ont éreintée. Lorsque je t’ai vu arriver sur la route, tu étais comme une étoile tombée du ciel.
— Je voyage en solitaire, ma petite, rétorquai-je avec rudesse. Personne ne monte sur mon cheval à part moi. »
À peine avais-je dit ça que la beauté enfourchait déjà la selle pour se loger contre mes reins. Elle s’allongea tout contre mon torse dans un soupir, remua du bassin à dessein, tout en me gratifiant d’un regard entendu.
Quelques cheveux se hérissèrent sur mon crâne et mes bras. Je l’empoignai par l’épaule pour la faire descendre en hâte lorsque je l’entendis murmurer :
« Conduis-moi, corbeau, et tu seras grassement payé. »
Je suspendis mon geste, fermai les yeux.
Comptai jusqu’à dix.
Vingt.
Trente.
Envisageai la nouvelle armure que je pourrais me payer avec un salaire supplémentaire, ainsi qu’une nouvelle selle, peut-être, qui sait ?
Je poussai un soupir de résignation.
« C’est d’accord… mais j’en demande mille écus ! Payables d’avance. »
Je tendis ma main gantée pour recevoir mon dû en haussant le sourcil. Voyons voir si cette donzelle avait vraiment de quoi payer ou me menait en bateau.
Sans se départir de son sourire, la beauté de porcelaine me remit une bourse remplie à ras bord avant d’éclater de rire devant mon air ahuri.
« Si tu souhaites de l’or, tu auras de l’or, joli corbeau ! Mais… si tu as besoin de plus… »
Elle se recula davantage sur la selle, tourna son visage vers le mien. Ses lèvres frôlèrent les miennes. Ses longs cils battirent avec minauderie.
« Je peux t’offrir tout ce à quoi tu rêves et bien plus encore. »
Elle déroba un baiser au coin de mes lèvres. J’en restai coi. Son chat en profita pour bondir sur la croupe de ma jument. Domheailt renâcla, grogna, montra les dents en tirant sur sa bride. Elle donna de la ruade pour dégager l’intrus. Le chat se contenta d’un brin de toilette, indifférent à son manège.
Sans un mot, je calmai ma jument d’un bon coup sur les rênes, puis donnai du talon sur les flancs pour reprendre la route de la guerre en compagnie de mon nouveau fardeau.
Pour les chanceux qui ont déjà eu l’occasion de lire Luciole (entièrement ou des passages), le chat doit normalement vous dire quelque chose (shame on you, sinon !). Oui, il s’agit bel et bien de Catarracht 😀
Makhia a un caractère difficile à définir… Disons tout simplement qu’elle s’amuse à faire le mal et à causer la discorde par pur plaisir malsain. Et qu’elle n’a aucun scrupule à utiliser tous ses atouts pour parvenir à ses fins. Quant à ce qui va arriver à Obéron, ça… :p Je vous en dirai plus la prochaine fois (oupah !).
Rencontre entre deux mondes
Un projet un petit peu particulier. À la base, toute ma saga est parti d’un Rôleplay quand j’avais 12 ans et… comme j’ai plus ou moins repris contact avec la personne concernée, je me suis de plus en plus demandé comment nos deux univers se fracasseraient à présent. Je suis curieuse de savoir comment Dragomir et Obéron se comporteraient s’ils devaient croiser la route de vampires lambdas non féériques, soit les personnages de ma toute première partenaire de RP. La réponse se trouve dans cette nouvelle.
Ses personnages lui appartiennent, bien sûr, et je la consulte pour ne pas dire (trop) de bêtises, mais j’avais vraiment besoin de me vider la tête de ces « Si… Comment ? Pourquoi ? » qui me trottent dans la tête depuis trop longtemps. Le résultat est assez moche pour l’instant pour un premier jet, je pinaillerai plus tard ^.^
Sur ce, c’est tout pour ce mois-ci. Souhaitez-moi bonne chance sur les routes et on se retrouve en octobre pour le prochain bilan !
Je vous avais promis de le faire, hé bien, me voilà ! J’ai eu pas mal de choses à faire ces dernières semaines et ça s’est un peu beaucoup précipité, donc désolée du retard ^^
Bilan de juin 2022
Je comptabilise 2.649 mots dans l’écriture de Sur les ailes du désert.
Un mois très maigre, tout simplement parce que j’ai eu beaucoup de mal à me remettre à écrire. Quand vous perdez un être cher, c’est toujours compliqué de se remettre sur les rails, donc je me suis concentrée sur le principal, à savoir ma nouvelle pour le collectif des Imaginatis.
J’ai d’ailleurs été ravie de la boucler et d’enfin avoir la paix *rires*.
Sur les ailes du désert
En quelques mots, c’est une nouvelle qui parle du dieu Seth ou plutôt des origines du dieu égyptien. Je me suis renseignée un peu partout au maximum, j’ai pris toute la mine d’informations, je l’ai lancée en l’air et j’ai pioché les idées qui me plaisaient le plus dedans, ah ah. J’ai tout de même essayé de rester aussi près que possible des mythes et de la vision originale du dieu, tout en m’en détachant par certains aspects 🙂
Maintenant, j’ai juste envie d’écrire la légende bataille entre Seth et Horus l’Ancien *rires*
Bilan de juillet 2022
Je comptabilise 1.962 mots dans l’écriture de Sur les ailes du désert ;
Je comptabilise 637 mots dans la réécriture/fanfication de Retour à l’état sauvage.
Ce qui nous fait un total de 2.599 mots tous projets confondus.
Un autre mois assez maigre, mais suffisant pour me permettre de terminer la nouvelle. Et j’avais envie de prendre un peu l’air ensuite, donc je me replonge peu à peu dans l’univers de La Guerre des Clans. Je me tâte à poster ce que j’ai déjà réécrit à ma sauce, mais à l’heure d’aujourd’hui, je suis en plein dans le chapitre 6 du tome 1 que je suis en train d’étoffer 🙂 On verra où ça va me mener.
Pas grand-chose à raconter sur ces deux bilans, mais il faut dire que le moral n’était pas spécialement au beau fixe ces derniers temps et que je reprends peu à peu du lest. Bientôt les vacances, ça me fera du bien 🙂
Je vous dis à bientôt pour le prochain bilan et prenez soin de vous !
Cette fois-ci, j’inaugure un nouveau mois non pas avec un bilan d’écriture (il viendra pour le dernier trimestre, ne vous inquiétez pas *rires*), mais avec un article dont je vous avais parlé depuis un moment : mes péripéties sur le jeu WolfQuest !
Qu’est-ce donc que cela ?
WolfQuest est un jeu de survie à visée éducative pour montrer aux plus jeunes l’importance du loup dans l’écosystème du parc de Yellowstone et que l’on puisse apprendre en s’amusant la vie d’un vrai loup. La première version (aujourd’hui appelée Classic) du jeu est sortie en 2004-2005 et une nouvelle mouture du jeu (Anniversary Edition, actuellement en Early Access) a vu le jour en 2019 suite à l’engouement des fans pour ce jeu.
Au vu de sa visée éducative, c’est un jeu qui se veut le plus réaliste au possible, tout en incluant quelques libertés de gameplay aux joueurs afin de rendre le jeu moins punitif ou le moins contraignant possible (bonjour, les lièvres d’Amérique qu’on ne trouve pas à Yellowstone normalement *rires* mais qu’est-ce qu’on ferait sans eux !). Dans les faits, c’est un jeu qui est assez largement immersif tant ses mécaniques sont complètes tout en restant simples à prendre en main.
Comparaison visuelle entre la version Classic et la version Anniversary
Actuellement, seuls deux chapitres ont été développés par Eduweb (le groupe de développeurs autour du jeu), soit les parties qui permettent de se trouver un partenaire (sur la map d’Amethyst Mountain) et d’élever ses petits (sur la map de Slough Creek) jusqu’à l’âge de 2-3 mois (20 pounds/lbs en jeu). Les développeurs travaillent actuellement au chapitre 3 où nos petits atteindront leur première année de vie (appelés « yearlings » en jeu) et où ils aideront leurs parents à la chasse et à l’éducation de la portée suivante.
Enfin, je dis « chapitres » mais le fonctionnement en chapitrage du jeu sera amené à changer pour être remplacé par quelque chose de plus fluide intitulé la « Saga » : nos loups vivront au gré des saisons et des années sans plus aucune scission de chapitrage. Perdent-ils toute leur portée lors de leur première année (ce qui amène actuellement à un Game Over et à une recharge de sauvegarde) ? Hé bien, le couple passera le reste de l’été, de l’automne et de l’hiver à deux jusqu’au printemps et à la portée suivante. Et ainsi de suite.
Tous les détails se trouvent dans cette vidéo (je vous invite à activer les sous-titres en français 😉 ) :
Annonce du 30 décembre 2021
Les développeurs nous régalent d’ailleurs régulièrement de nouvelles mises à jour (mineures ou majeures) ou patchs correctifs chaque mois, sont très à l’écoute et très dévoués à leur communauté sur le discord officiel, ça fait vraiment super plaisir ❤
Mon avis
Vous vous en doutez, j’ai été happée *rires*. Déjà que le loup figure en bonne place parmi mes animaux favoris avec le corbeau, cela ne pouvait que me plaire. J’avais déjà pu toucher à la version Classic il y a longtemps et c’est brusquement au début de cette année 2022 que je me suis demandé où en était le développement du jeu (qui n’était pas non plus fini à l’époque). C’est là que j’ai appris l’existence de la version Anniversary que j’ai achetée sur Steam en avril/mai 2022 après avoir testé (torché plutôt lol) le jeu via le compte d’un ami pour me faire une idée.
Le jeu rassemble tous mes désirs les plus fous en matière de reconstitution de vie animale tout en parvenant à me surprendre par ses mécaniques très complètes et… je vous avoue que je suis toujours paniquée quand il arrive quelque chose à l’un de mes petits ou que le jeu me sort de ma zone de confort. J’adore tryharder le jeu (en mode le plus difficile, l’Accurate) et je prends franchement plaisir à me gameller tout autant que ça me désespère *rires*
Ma dernière gamelle en date : je dirige un loup mâle (Hoshi) et sa compagne s’appelle Yoru. Nous avons eu 1 seul petit sur la portée (un petit mâle, Tora). À un moment, nous nous sommes fait attaquer par un ours très agressif. J’ordonne au petit de se mettre à l’abri dans la tanière, il s’exécute, puis ressort quelques secondes plus tard en refusant de retourner dans la tanière. Oh non ! La tanière s’était inondée de l’orage précédent, c’était bien le moment ! Pendant que ma compagne affrontait l’ours en manquant de peu d’y laisser la vie (à 4% de vie près, tout de même !), je faisais tout mon possible pour empêcher l’ours d’attraper mon petit en courant dans tous les sens, Tora en gueule. Assez épique et fort en émotions, je vous avouerais (sachant que si le petit meurt, c’est Game Over). L’ours a fini par partir, heureusement, mais ouf… et j’ai dû déménager de tanière, ce qui fut très stressant aussi ah ah.
Comme le jeu n’est actuellement pas traduit en français (même si honnêtement, l’anglais utilisé reste assez compréhensibles aux non anglophones tels que moi), j’ai pris la peine de rédiger un petit guide francophone à l’usage des débutants que vous pourrez retrouver ici : WolfQuest Guide FR.
Je ferai bien entendu tout mon possible pour le mettre à jour au fur et à mesure des mises à jour importantes du jeu 🙂
Mes parties/Mes meutes
Au fil de mes parties, j’ai commencé à développer plusieurs meutes/familles différentes qui ont chacune leur propre histoire et passif. Laissez-moi donc vous les présenter 🙂
Meute Ulatorin
Il s’agit de ma toute première meute et de la meute principale. Son nom signifie « Joyau de la Mer » en irlandais/celtique (de mémoire) et j’avais déjà utilisé ce nom pour mes parties de Suikoden à l’époque notamment. À l’heure où j’écris cet article, cette famille descend maintenant jusqu’à la 6ème génération de loups. C’est donc une bien belle et grande famille 😀
Arbre généalogique Ulatorin disponible sur Plum Tree App
Elle a commencé lorsque j’ai créé ma première louve : Dream. Je n’avais aucune idée précise, si ce n’est que je me suis mise à jouer avec le créateur de loup et à me demander si j’arriverais à créer une louve rousse. Tant bien que mal, j’ai réussi à créer quelque chose dans les tons de marron/roux/caramel pour cette toute première louve et hop ! C’était parti pour l’aventure !
Vision sur Dream, sa bio et sa personnalité
Par la suite, comme le jeu n’était pas fini, je m’étais dit que j’allais laisser la première portée en attente et me mettre à jouer avec ses enfants… puis les enfants de ses enfants… enfin, vous voyez le tableau *rires* J’essaie d’avancer dans le temps avec les mêmes loups maintenant parce que je commence à en avoir beaucoup, mine de rien.
J’ai encore quelques parties en cours du côté de cet arbre-ci : Hoshi (j’en parlais plus haut), Katisha et Thanatos (que je filme avec petit arc narratif humoristique en vidéo en passant). Parlant de Thanatos, j’espère finir le montage de la 2ème vidéo sous peu, il serait temps *rires*.
Certains noms de l’arbre vous sembleront certainement familiers : j’ai rempilé mes loups russes dans cet arbre (leur nom humain en tout cas), mais aussi des noms inspirés des diverses mythologies et de La Guerre des Clans 😉
Vivement le reste de la Saga tout de même 🙂
Meute Avibus Pastus
Cette meute a été créée après ma partie avec Isha (l’une des filles de Dream) : j’étais en train de chasser une proie et je me suis fait attaquer par 3 loups d’une meute rivale (Crevice Lake pour ne pas la citer) qui avaient tous trois une robe magnifique : tête brune et corps blanc comme neige. J’ai tellement flashé dessus qu’il fallait absolument que je me crée un nouveau loup avec cette robe *rires*. Je vous présente donc Falcon :
Vision sur Falcon, sa bio et sa personnalité
Au début, il s’agissait juste d’une nouvelle meute sans prétention et surtout de jouer avec ce magnifique pelage. Et puis, au fil des péripéties qui ont atteint Falcon (sa compagne vient de la meute Prospect Peak qui se trouve être l’une des trois meutes rivales à Slough Creek ; j’ai fréquemment eu maille à partir avec les Crevice Lake sur sa partie,…), une histoire de vendetta a commencé à se dessiner entre les Avibus Pastus et les Crevice Lake, et une sorte de pacte de non agression s’est instauré entre les Avibus Pastus et les Prospect Peak, ce qui nous fait un truc très Guerre des Clans tout ça *rires*.
C’est un peu à partir de cette meute que j’ai commencé à vraiment développer tout le côté RP autour de mes loups en jeu (tout en commençant déjà à esquisser quelques prémisses à l’histoire de Dream, d’Iselyn et de ses descendants mais c’était encore timide).
Le nom d’Avibus Pastus vient du latin et signifie tout simplement « Pré aux Oiseaux ». Comme « Falcon » veut dire « Faucon » en anglais, je suis partie sur une meute où tous les membres n’auraient que des noms d’oiseau. Après avoir baptisé la meute, j’ai ajouté une contrainte supplémentaire : n’utiliser que les noms latins des oiseaux (hors Falcon, bien entendu).
Je n’en suis qu’à la 3ème génération jouable en ce qui concerne leur arbre généalogique, car je me suis surtout concentrée sur Ulatorin, comme vous avez pu le constater 😉
Arbre généalogique Avibus Pastus disponible sur Plum Tree App
Après Avibus Pastus, j’ai commencé à avoir soif de nouveaux défis en jeu. C’est ainsi qu’est née peu à peu ma troisième meute.
Meute des Écumeurs de Daims
Comme son nom l’indique, ces loups sont spécialisés dans… les cervidés. Oui, mais il y en a de trois types à Yellowstone : les wapitis (menu principal des loups du parc), les cerfs mulets (ou cerfs à queue noire) et… les élans.
Les élans étant en l’état actuel du jeu impossibles à chasser seul ou en duo avec votre compagne en mode Accurate (le mode le plus difficile), nous pouvons les sortir de l’équation. Les wapitis constituant le menu principal de nos loups en temps normal, je les ai aussi sortis de l’équation. Cette meute est donc devenue spécialiste dans la chasse aux cerfs mulets (ou mule deers en anglais) qui ont la particularité de courir très vite, d’être très endurants et de constituer un petit challenge sympathique.
Ceci est un cerf mulet ou mule deer.
C’est ainsi que Fawn (Faon en anglais, ce qui est très accurate, vous ne trouvez pas ? *rires*) est né ! Et avec lui, j’ai voulu essayer un autre truc de pelage : les pelages de la meute Blacktail Deer Plateau. Ce sont des pelages très chamarrés/bringés dans les tons de gris/brun/taupe.
Fawn, sa vie, sa personnalité
Honnêtement, je me suis tellement plu avec ce challenge que j’ai commencé à délaisser un peu Ulatorin pour ne jouer que Les Ecumeurs pendant tout un temps, tout en commençant à m’inventer tout un background. Pour les curieux qui regarderont l’arbre généalogique en lien, il y a une énorme référence à Luciole et à son univers dans une partie de la descendance de Fawn, ah ah.
Arbre généalogique des Ecumeurs de Daims sur Plum Tree App
Pour cette meute-ci, je joue actuellement la partie d’Axis (le loup au milieu au-dessus des 4 portraits sans photos) tout en la filmant en vidéo en passant. C’est une expérience qui permet de changer agréablement du gameplay habituel en ajoutant des contraintes qu’on s’impose soi-même… tout en ajoutant du background derrière (après tout, il est déjà arrivé que des prédateurs se spécialisent dans la chasse d’un type de proie en particulier, donc ça reste accurate).
Et à force de faire toujours le même challenge, j’ai eu envie de quelque chose de nouveau.
Meute Iron Path
Ainsi naquit la meute Iron Path (petit clin d’oeil à la Voie de l’Acier de Warframe 😉 ) qui porte ce nom… à cause du dernier mode de jeu possible : le mode Ironwolf (ou « Loup de Fer » en VO). De quoi ça s’agit ? Nous jouons un loup qui ne possède qu’une seule et unique vie, ce qui implique une seule et unique sauvegarde, contrairement aux autres parties où il nous suffit de relancer la partie et hop ! Ce n’est pas le cas ici. Qui plus est, une nouvelle contrainte s’ajoute : il n’est possible d’y jouer que dans les modes Challenging (ou « Normal ») et Accurate (ou « Difficile »).
Suite à la mort tragique de Nyctea Scandiaca (qui n’est pas listée dans les arbres d’Avibus Pastus mais restera à jamais dans mon coeur comme ma première louvette blanche ❤ ) et dépitée de ne pas avoir de loup, j’en ai donc créé un avec pour but de tester le mode Ironwolf.
Hierron (de Hierro, le fer en espagnol, et n pour le son) était donc né.
Hierron, sa vie, sa personnalité, son œuvre.
Malheureusement pour moi, j’ai appris l’Ironwolf à la dure alors que j’avais déjà une expérience du mode Accurate jusqu’ici (parce que oui, j’ai joué en difficile, huhu). Hierron n’aura malheureusement pas vécu longtemps, fauché à ses 3 ans et quelques mois par un ours passablement énervé. Mon loup a été tué d’un coup de griffes alors qu’il tentait de sauver sa compagne mal en point du prédateur en question. Aciéra (sa compagne) s’est ainsi sauvée, mais son compagnon y est resté, pour toujours dans nos cœurs.
Lorsque vous mourez (en Ironwolf ou quand votre loup est trop âgé), vous avez une sorte de dé aléatoire qui se lance pour savoir si votre compagnon/compagne réussit à élever tous vos petits seul(e) par la suite ou s’il/elle en perd quelques-uns en cours de route. Le couple avait déjà perdu deux louveteaux des suites de maladie, il en restait donc 3 (deux femelles et un mâle). Ma petite favorite (Diamante) a survécu mais mon petit mâle Obsidian s’est éteint.
Comme le jeu ne donne pas vraiment d’explication, je suis partie du principe que l’ours avait suivi Aciéra jusqu’à notre tanière pour y faire un petit massacre (les deux petites ayant des cicatrices à l’âge adulte qui plus est) et emporter Obsidian pour le dévorer. Quant à Aciéra, je suppose qu’elle a refait sa vie avec un autre loup ensuite. Et hop ! Encore un background supplémentaire 😀
Mine de rien, j’aime beaucoup le jeu Ironwolf, même si ça m’oblige à redoubler encore plus de prudence que d’habitude. Il n’empêche que je reste intimement convaincue qu’il est possible de réussir une partie Ironwolf sans perdre personne (Diamante et sa sœur me l’auront prouvé dans leurs parties respectives et ce fut pourtant pas de la tarte *rires*).
Petite contrainte sur la meute : j’ai beaucoup hésité entre un nom de meute anglais et espagnol. Finalement, l’anglais l’aura emporté mais j’ai gardé une consonance espagnole pour les noms de loups, du coup 😉
Arbre généalogique Iron Path disponible sur Plum Tree App.
Comme vous pouvez le constater, j’en suis à la 3ème génération jouable pour cette famille-ci également. Petit bonus : le compagnon de Piedra de Luna (fille aînée de Hierron à gauche) possède l’un des nouveaux pelages « variation coat » sortis, à savoir le Bronze Forehead (ou Front de Bronze en français). Un très joli pelage ❤ Ce mâle m’a éblouie, je ne voyais plus que lui *a encore des vapeurs* Reste calme, Vanille, focus !
L’histoire de Diamante était assez mignonne aussi avec son compagnon. Au départ, j’essayais d’accomplir la première quête du jeu (à savoir tuer deux wapitis) et c’est là que je tombe sur son futur compagnon et son frère, qui s’amène tout gaillard tout content. Manque de bol, la quête n’est pas finie, impossible donc d’entrer dans la phase de séduction. Ma louve l’évite donc et continue son chemin tout en le gardant en ligne de mire : il a l’air déçu, la queue soudain basse, sans cesser de l’observer.
Le second wapiti tué, je me mets en tête d’essayer de le retrouver (je suis une grosse énorme sentimentale), je tourne en rond pendant 3000 ans en hurlant, je l’entends me répondre mélangé aux hurlements de 36 milliards d’autres loups. On finit enfin par se retrouver au sommet d’une colline et il s’amène à nouveau tout gaillard, la queue battante. Je crois qu’on avait tourné en rond tous les deux, c’était franchement mignon 😀
Les retrouvailles entre Diamante et Cobren
Qui plus est, dans son background, Diamante avait une peur panique des ours : dès qu’elle en voyait un, elle fuyait. Concernant Cobren, c’était l’inverse : dès qu’il voyait un ours, il fonçait dessus comme pour défendre sa compagne ou la rassurer (voire les deux). Je n’avais jamais eu de compagnon qui m’avait fait ça auparavant O.O Donc j’étais à la fois très surprise (le jeu m’a encore mis une claque *rire*) et super contente, ça m’a encore plus immergée dans l’univers du jeu.
Meute Naskapi
Une dernière petite meute pour la route, un petit peu pour le fun de découvrir de nouvelles choses. J’avais d’ores et déjà créé un loup, Chabraque, que j’avais joué très peu de temps sans trop bien savoir quoi en faire, si ce n’est que je voulais le spécialiser dans la chasse aux castors sans toutefois trop m’y attarder. J’ai donc décidé de tester le challenge denless (« sans tanière » en français) en plus des castors.
Je vous présente donc notre Chabraque (dont le nom vient bien du fameux chacal à chabraque :D) :
Chabraque, sa bio, sa personnalité.
Plusieurs choses déjà : je voulais absolument tester la combinaison de deux loups noirs ensemble au niveau génétique, la chasse exclusive aux castors et le sans tanière. Au final, ma partie s’est révélée plutôt monotone dû au fait que finalement je ne bougeais pas beaucoup et que dès que je bougeais, les petits étaient très rapidement fatigués (trop en fait à mon goût). À voir donc, mais en se déplaçant pour voir du pays, ça peut être sympa (c’est mon côté casanier ça *rires* Il faut que je m’occupe sinon je m’emmerde).
De belles frayeurs tout de même avec les prédateurs aussi. Beaucoup de pumas, de loups et de coyotes, un seul des petits aura survécu sur les trois de la portée. Le point positif, c’est qu’on ne croise pas d’ours (et heureusement !).
Comme c’est une meute naissante, nous n’en sommes qu’à la 2ème génération jouable et je n’ai pas encore commencé à jouer avec la fille de Chabraque, Tigresse. Ce sera sûrement pour plus tard 🙂
Le nom de la meute, Naskapi, vient d’une tribu amérindienne nomade. C’est un simple hommage/clin d’œil pour leurs talents de voyageurs et parce que les loups vivent en Amérique du Nord dans le jeu 😉
Meute Moskova
Après avoir joué avec Elena, Isha et Iselyn du côté de la meute Ulatorin… il était tout naturel que j’essaie de reconstruire la véritable meute Moskova, enfin… plus ou moins *rires*.
Comme les loups bleus (argent bleuté en réalité, comme les Chartreux ou Bleu russe) n’existent pas en réalité, j’ai fait au mieux avec les possibilités données par le jeu. Voici donc Orage Azuré :
Orage Azuré, sa vie, son caractère de cochon.
Le résultat donne une sorte de gris bleuté approchant, faute de mieux, mais c’est déjà pas mal. J’ai essayé vaille que vaille de lui trouver une femelle rousse ensuite pour avoir notre Poil de Renard, et me résolus à compagnonner avec une femelle blonde/brune/roussâtre, faute de mieux aussi. Ce n’est pas bien grave, car cette louve possédait le caractère de la vraie Poil de Renard pour le coup *rires*.
J’ai réussi à obtenir trois mâles dans la même portée (il y avait un quatrième mâle et une femelle en plus, mais ils sont décédés tous deux) pour nous faire les triplés, même si ceux-ci ne se ressemblent pas vraiment, c’est pas bien grave *rires*.
Arbre généalogique Moskova disponible sur Plum Tree App.
Je ne sais pas si je poursuivrai cette meute-ci pour essayer d’avoir la suite de la famille (Horizon, Tigresse des Pluies, Silence,…), car beaucoup d’aléatoire et pas sûre d’avoir les sexes que je recherche chez les louveteaux mais ça peut être drôle, même en partant sur une toute autre base. Je suis tout de même curieuse de savoir si l’un des petits-enfants pourrait avoir la couleur de fourrure de leur grand-père (car j’ai pu constater que la génétique sautait parfois une génération dans le jeu). Parce que OUI, il y a de la GÉNÉTIQUE 😀
Le Point Vidéo
Pour les curieux, j’avais annoncé que je filmais actuellement quelques-unes de mes parties de WolfQuest. Si cela vous intéresse de voir un peu comment le jeu est construit, je vous invite à regarder sans plus attendre les let’s play en question sur mon compte Youtube : Vanilumi.
Je ne fais pas ces vidéos pour l’argent, loin de là, c’est uniquement pour le plaisir de partager mon expérience de jeu 😉
Remarque qu’avec toutes les péripéties qui se passent pendant une partie, il y aurait moyen d’en sortir une story imagée, ah ah. À méditer !
Sur ce, c’est tout pour aujourd’hui. Je vous dis à bientôt 😉